RETOUR/div>

Damas Martin Claude Vielle

Novembre 1793 – Juillet 1794



Né le 11 décembre 1762 à Blérancourt, Vielle était commissaire représentant du peuple.

En novembre 1793 la Convention institua le calendrier républicain, le faisant partir du 22 septembre 1792, date de la proclamation de la République.

Les noms assez poétiques donnés aux mois : floréal mois des fleurs, messidor mois des moissons, thermidor mois de la chaleur, vendémiaire mois des vendanges, étaient dus au Conventionnel Fabre d’Églantine.

De novembre 93 à juillet 94 ce fut ce que l’on a appelé “la grande terreur”.

C’est ainsi que le 6 floréal an IV (25 avril 1794) le citoyen Vielle se trouva à la barre de la Convention : on lui reprochait de ne pas avoir livré suffisamment de blé. Vielle se défendit rappelant que les citoyens du district en avaient fourni 57000 quintaux à Paris. Il fut applaudi et son dossier transmis au Ministère public.

D’abord arrêté, il sera ensuite libéré.

A Paris on guillotinait, à Soissons on emprisonnait. La dénonciation étant un devoir, beaucoup de Soissonnais se retrouvèrent dans les prisons de la ville. S’ils ne furent pas emmenés à Paris pour y être guillotinés, il le durent à leur compatriote le citoyen Lejeune. Nommé par son ami Saint-Just à la tête de la police, mais effrayé par le fanatisme aveugle des révolutionnaires, Lejeune s’abstenait de répondre aux demandes de Robespierre et gardait ses prisonniers sur place.

Parmi ceux qui lui durent la vie figuraient l’ancien Maire Godard de Clamecy et deux futurs Maires le général Claude Thomas Dutour de Noirfosse et le Marquis de Puysegur.

C’est à cette époque terrible que furent débaptisées plusieurs rues de Soissons pour leur donner un nom révolutionnaire : la rue Saint Martin devint la rue Marat, la rue Martigny rue de la Fraternité, la Grand-Place place de la Liberté et la rue de l’Échelle du Temple rue des Défroqués.

Vielle sera démis de ses fonctions après la chute de Robespierre, le 9 thermidor (27 juillet 1794)